La catégorie dit à Google quel métier vous faites
Vous remplissez votre fiche d’établissement, tout se passe bien, puis vient un champ qui semble anodin : la catégorie. Vous tapez votre métier, une liste apparaît, plusieurs propositions se ressemblent, aucune ne correspond exactement à ce que vous faites. Vous en choisissez une un peu au hasard, en vous disant qu’on pourra toujours changer. Ce petit choix pèse pourtant plus lourd que presque tout le reste de la fiche.
La catégorie n’est pas une description. On ne l’écrit pas librement, on la choisit dans une liste fixée par Google, la même pour toutes les entreprises du pays. Chaque catégorie correspond à un type d’activité que Google sait relier à des recherches. Quand quelqu’un tape « plombier » ou « réparation de chaudière », Google cherche d’abord les fiches dont la catégorie correspond à cette demande.
C’est pour cela qu’elle compte tant. Une fiche bien renseignée, avec de belles photos et de bons avis, mais classée dans une catégorie approximative, n’apparaîtra pas sur les recherches qui comptent. À l’inverse, une catégorie juste ouvre la porte à toutes les recherches liées à votre métier.
La catégorie décide aussi de ce que la fiche peut afficher. Selon le métier choisi, Google propose des options différentes : une liste de services, un menu, la prise de rendez-vous, des attributs propres à certaines activités. Une catégorie mal choisie prive la fiche de champs utiles, ou en affiche qui n’ont rien à voir avec vous.
Une règle guide tout le reste : on choisit ce qu’on est, pas ce qu’on aimerait vendre. Un électricien qui rêve de poser des panneaux solaires mais n’en a jamais posé reste électricien. La catégorie décrit l’activité réelle d’aujourd’hui. C’est aussi ce que Google vérifie quand une fiche lui paraît suspecte.
Catégorie principale et catégories secondaires
Une fiche porte une catégorie principale, et une seule. Elle peut ensuite recevoir des catégories secondaires, en nombre limité. La différence entre les deux est importante, et souvent mal comprise.
La catégorie principale est celle qui décrit le cœur de votre activité. C’est elle qui s’affiche sous le nom de l’entreprise, sur la recherche et sur la carte. C’est elle qui pèse le plus lourd quand Google décide sur quelles recherches montrer votre fiche. Si vous ne deviez garder qu’un mot pour dire ce que vous faites, ce serait celui-là.
Les catégories secondaires couvrent les activités réelles qui complètent ce cœur. Un plombier qui installe aussi des systèmes de chauffage, un garage qui fait aussi du contrôle de climatisation, une boulangerie qui fait aussi pâtisserie. Elles élargissent les recherches sur lesquelles la fiche peut apparaître, sans brouiller le message principal.
Pour décider si une activité mérite une catégorie secondaire, posez-vous deux questions. Est-ce que je l’exerce toutes les semaines, ou presque ? Est-ce qu’un client qui la cherche seule serait content de tomber sur moi ? Si la réponse est oui aux deux, la catégorie secondaire a sa place. Si l’activité est occasionnelle, mentionnez-la plutôt dans la description ou les services.
Le piège consiste à empiler les secondaires. Ajouter toutes les catégories vaguement liées à son métier ne rend pas la fiche plus visible : cela dilue ce qu’elle dit. Une fiche qui se déclare à la fois menuisier, charpentier, ébéniste, poseur de cuisines et entreprise de rénovation ne dit plus clairement ce qu’elle fait. Ne retenez que les activités que vous exercez vraiment et régulièrement, et pour lesquelles vous voulez être appelé.
La place de la catégorie parmi les autres facteurs qui font remonter une fiche, comme la proximité, les avis ou l’exactitude des informations, est expliquée dans ce qui fait monter une fiche dans les résultats. Ici, on s’en tient à la méthode pour bien la choisir.
Trouver la bonne catégorie dans la liste
La liste des catégories est longue, et elle n’est pas consultable d’un bloc depuis la fiche. On la découvre en tapant. C’est là que la plupart des erreurs se font, parce qu’on prend la première proposition qui paraît proche.
Commencez par taper le nom de votre métier, puis lisez toutes les propositions qui apparaissent, pas seulement la première. Tapez ensuite des synonymes, des formes plus précises, des mots plus courts. Un début de mot fait souvent apparaître des catégories qu’on n’aurait pas imaginées. Notez celles qui pourraient convenir.
Regardez ensuite vos concurrents. La catégorie principale des fiches s’affiche sous leur nom, sur la recherche et sur la carte. Cherchez votre métier dans votre ville et observez les fiches qui apparaissent en premier : quelle catégorie affichent-elles ? Ce n’est pas une règle absolue, mais c’est une indication précieuse sur la catégorie que Google associe à la recherche de vos clients.
Entre deux catégories qui conviennent, préférez la plus précise. « Plombier » est plus précis qu’« entreprise de bâtiment ». « Salon de coiffure » est plus précis que « salon de beauté » pour un coiffeur. La catégorie précise correspond mieux à ce que tapent les clients, et elle vous met en concurrence avec les bons acteurs.
Quelques exemples aident à voir la logique. Un plombier chauffagiste prendra la catégorie de son métier principal, celui qui fait l’essentiel de son chiffre, et ajoutera l’autre en secondaire. Un menuisier qui fabrique et pose des fenêtres choisira entre la catégorie de menuisier et une catégorie plus spécialisée selon ce que ses clients demandent le plus souvent. Un chauffeur de voiture de transport avec chauffeur cherchera parmi les catégories liées au transport de personnes, en évitant celles réservées aux taxis s’il n’en est pas un. Un coiffeur qui fait aussi de la barbe prendra la coiffure en principale et la barbe en secondaire, si la catégorie existe.
Dans tous les cas, la question à se poser est la même : sur quelle recherche voulez-vous que votre téléphone sonne ? La réponse donne presque toujours la catégorie principale.
Quand le métier n’existe pas dans la liste
Il arrive que votre métier n’ait pas de catégorie à lui. Une activité récente, très spécialisée, ou à la frontière de deux métiers. La liste ne propose rien d’exact, et vous ne pouvez pas créer de catégorie nouvelle.
Dans ce cas, prenez la catégorie existante la plus proche et la plus précise. Pas la plus large, ni la plus recherchée : la plus juste. Un réparateur de vélos électriques prendra la catégorie de réparation de vélos plutôt qu’une catégorie générale de commerce. Un spécialiste de la restauration de meubles anciens prendra la catégorie la plus proche de son geste réel.
Complétez ensuite avec ce que la catégorie ne dit pas. La description de la fiche permet d’expliquer en quelques phrases ce que vous faites précisément. La liste des services, quand la catégorie la propose, permet de nommer chaque prestation. Les photos montrent le travail. Ensemble, ces éléments précisent l’activité que la catégorie ne fait qu’approcher.
Résistez à une tentation fréquente : choisir une catégorie voisine plus recherchée, parce qu’elle attire plus de monde. Un paysagiste qui se déclare jardinerie, un traiteur qui se déclare restaurant. Vous apparaîtrez peut-être sur plus de recherches, mais devant des gens qui ne cherchent pas ce que vous faites. Ils ne vous appelleront pas, ou vous appelleront pour rien, et Google finira par repérer l’écart.
Les erreurs qui coûtent
Certaines erreurs de catégorie font simplement perdre des appels. D’autres peuvent faire suspendre la fiche. Toutes se corrigent, mais mieux vaut les éviter dès le départ.
La catégorie trop générale est la plus courante. « Entreprise », « service », « magasin » : ces catégories larges disent peu de choses et vous placent en concurrence avec tout le monde. Elles ne correspondent à aucune recherche précise.
La catégorie choisie comme un mot-clé est plus grave. Certains cherchent une catégorie qui contient le nom d’une ville, d’un produit ou d’un argument commercial, en espérant gagner en visibilité. La catégorie n’est pas faite pour cela, et cette pratique ressemble à de la manipulation.
Les catégories secondaires sans rapport avec l’activité posent le même problème. Ajouter une catégorie pour une prestation qu’on ne fait pas, ou qu’on a faite une fois, trompe les clients et brouille la fiche.
Autre erreur fréquente : garder la catégorie choisie par quelqu’un d’autre. Quand une fiche a été créée automatiquement, ou par un client, ou par un ancien prestataire, sa catégorie a souvent été posée sans réflexion. Beaucoup de patrons n’y ont jamais touché, simplement parce qu’ils ne savaient pas qu’on pouvait la modifier. Vérifiez-la le jour où vous reprenez la main sur la fiche.
Dernière erreur, plus discrète : une catégorie qui ne correspond pas à ce que dit votre site. Si la fiche annonce un métier et que le site en décrit un autre, Google reçoit deux messages contradictoires. Le site, la fiche et l’enseigne doivent raconter la même activité.
Quand la catégorie trompe vraiment sur l’activité, la fiche s’expose à une suspension. C’est rare pour une erreur de bonne foi, beaucoup moins rare pour une catégorie choisie afin d’apparaître sur des recherches qui ne vous concernent pas.
Vérifier que la catégorie fonctionne
Une fois la catégorie choisie, reste à savoir si elle fait son travail. Ce contrôle ne demande aucun outil particulier, seulement un peu de méthode et quelques minutes.
Commencez par une recherche simple, depuis un téléphone, en étant physiquement dans votre zone d’activité. Tapez votre métier, sans votre nom. Votre fiche apparaît-elle dans le bloc de la carte, même loin derrière ? Recommencez avec deux ou trois formulations que vos clients emploient, celles qu’ils utilisent au téléphone quand ils décrivent leur besoin. Si la fiche n’apparaît sur aucune, la catégorie est une piste sérieuse, avant même les avis ou les photos.
Consultez ensuite les statistiques de la fiche. Elles indiquent, de manière approximative, les recherches qui ont fait apparaître votre établissement. Si ces recherches correspondent à votre métier, la catégorie est bien comprise. Si elles tournent surtout autour de votre nom, la fiche n’est trouvée que par ceux qui vous connaissent déjà : c’est le signe qu’elle ne capte pas les recherches de métier.
Demandez enfin aux nouveaux clients comment ils vous ont trouvé, et ce qu’ils avaient tapé. C’est la mesure la plus fiable, et la plus négligée. Deux ou trois réponses suffisent souvent à confirmer, ou à remettre en cause, un choix de catégorie.
Changer de catégorie
La catégorie se modifie depuis la gestion de la fiche, à tout moment. Ce n’est pas une décision irréversible, et il vaut mieux corriger une mauvaise catégorie que la garder par prudence.
Sachez toutefois qu’un changement de catégorie n’est pas anodin aux yeux de Google. Il peut déclencher un examen de la fiche, parfois une nouvelle validation. La visibilité de la fiche peut aussi fluctuer pendant quelque temps, le temps que la nouvelle catégorie soit prise en compte.
La bonne méthode : réfléchir avant, changer une fois, puis observer. Regardez pendant quelques semaines comment évoluent les appels, les demandes d’itinéraire et les visites du site depuis la fiche. Ne changez pas de catégorie toutes les semaines pour tester : chaque changement remet les compteurs à zéro et rend toute comparaison impossible.
Avant de changer, notez la catégorie actuelle et la date du changement. Prenez aussi une capture des statistiques du moment. Si les appels baissent nettement après la modification, vous saurez exactement à quoi revenir, et depuis quand. Sans cette note, on se retrouve quelques mois plus tard à ne plus savoir quelle catégorie fonctionnait.
Si votre activité évolue réellement, en revanche, la catégorie doit suivre. Un artisan qui se spécialise, un commerce qui change d’offre, une entreprise qui abandonne une activité : mettez la fiche à jour au moment du changement, pas des mois plus tard.
La catégorie est un réglage minuscule qui décide de beaucoup de choses. C’est typiquement ce que Web Motion aide à vérifier en premier sur une fiche qui ne fait pas sonner le téléphone, avec le reste de la catégorie visibilité locale du site : fiche, avis, et présence sur le nom de la ville.
Questions fréquentes
Combien de catégories peut-on choisir ?
Une seule catégorie principale, puis un nombre limité de catégories secondaires. Le plafond fixé par Google peut évoluer, mais il importe peu en pratique : la bonne approche consiste à ne retenir que les activités réellement exercées. La plupart des petites entreprises n’ont besoin que de la principale et d’une ou deux secondaires.
Peut-on créer sa propre catégorie ?
Non. Les catégories viennent d’une liste fixée par Google, et on ne peut pas en ajouter. Si votre métier n’y figure pas, choisissez la catégorie existante la plus proche et la plus précise, puis décrivez votre activité exacte dans la description et la liste des services de la fiche.
La catégorie change-t-elle les options de la fiche ?
Oui. Selon la catégorie principale, la fiche propose ou non certaines fonctions : liste de services, menu, prise de rendez-vous, attributs propres au métier. Si une option attendue n’apparaît pas, la catégorie en est souvent la cause. C’est un indice utile pour vérifier que le choix est le bon.
Faut-il la même catégorie que ses concurrents ?
Pas forcément, mais leur choix est une bonne indication. Si les fiches qui apparaissent en tête pour votre métier dans votre ville partagent une catégorie, c’est celle que Google associe à cette recherche. Si elle correspond à votre activité réelle, prenez-la. Si elle ne vous correspond pas, restez sur la vôtre : mieux vaut être bien classé sur la bonne recherche que mal placé sur une autre.
